Europe : Quel avenir ?

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http://www.lopinion.fr/edition/international/michel-rocard-l-europe-ne-pourra-etre-relancee-que-anglais-en-sortent-93678

Ajout du 03-01-2016


 

Ajout du 19-01-2016


Ajout du 22-01-2016 :

http://www.liberation.fr/planete/2016/01/19/george-soros-c-est-rien-de-moins-que-la-survie-de-l-europe-qui-est-en-jeu_1427206


Ajout du 01-03-2016 :

Depuis 2007, le PIB de la Finlande a reculé de plus de 7%, ne parvenant pas à retrouver son niveau d’avant crise, quand celui de la Suède a progressé de près de 9%, un différentiel de 16%  !

Pour The Economist « si le pays avait conservé sa propre monnaie, le long et dur ajustement pour baisser ses coûts aurait pu être atteint beaucoup plus facilement en permettant à sa monnaie de se déprécier  », une question qui fait de plus en plus débat en Finlande.

http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/la-finlande-une-autre-victime-de-l-178263


Ajout du 03-03-2016 :

L’ancien gouverneur de la Bank of England n’y va pas par quatre chemins : « The eurozone is doomed to fail and will lurch from crisis to crisis unless it is broken up . » Ce qui signifie en bon français : « La zone euro est vouée à l’échec et va aller de crise en crise jusqu’à sa destruction. » Selon Lord Mervyn King, la plus grande économie de l’Europe (l’Allemagne) fait face à un « terrible choix » : doit-elle soutenir les partenaires les plus faibles de la zone euro au prix d’un coût important et sans fin pour ses contribuables, ou doit-elle mettre un terme au projet d’union monétaire dans l’ensemble de l’Europe ?

Pour le banquier central, le « seul moyen » dont disposent les pays faisant face à l’abîme d’arrêter « l’austérité écrasante et le chômage de masse perpétuel », avec « aucune fin en vue de la charge de la dette » des pays débiteurs, est qu’ils abandonnent l’euro. Et Lord Mervyn King de poursuivre : « Le contre-argument – que la sortie de la zone euro pourrait conduire au chaos, à la chute du niveau de vie et à l’incertitude quant à la survie de l’union monétaire – a un poids réel. Mais quitter la zone euro peut être le seul moyen de tracer l’itinéraire de retour à la croissance économique et au plein emploi.

 

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/selon-l-ancien-gouverneur-de-la-178309

http://www.telegraph.co.uk/business/2016/02/28/mervyn-king-the-eurozone-is-doomed


Ajout du 04-03-2016 :

Le fascisme se définit comme l’assujettissement de toutes les composantes de l’État à une idéologie totalitaire et nihiliste.

Je prétends que le néolibéralisme est un fascisme car l’économie a proprement assujetti les gouvernements des pays démocratiques mais aussi chaque parcelle de notre réflexion. L’État est maintenant au service de l’économie et de la finance qui le traitent en subordonné et lui commandent jusqu’à la mise en péril du bien commun.

L’austérité voulue par les milieux financiers est devenue une valeur supérieure qui remplace la politique. Faire des économies évite la poursuite de tout autre objectif public. Le principe de l’orthodoxie budgétaire va jusqu’à prétendre s’inscrire dans la Constitution des Etats. La notion de service public est ridiculisée.

Le nihilisme qui s’en déduit a permis de congédier l’universalisme et les valeurs humanistes les plus évidentes : solidarité, fraternité, intégration et respect de tous et des différences. Même la théorie économique classique n’y trouve plus son compte : le travail était auparavant un élément de la demande, et les travailleurs étaient respectés dans cette mesure ; la finance internationale en a fait une simple variable d’ajustement.

http://www.lesoir.be/1137303/article/debats/cartes-blanches/2016-03-01/neoliberalisme-est-un-fascisme

Encore une vidéo sur le sujet, on sent qu’il y a une grosse mobilisation, à croire que ce projet fera se coucher ou se lever la société française :


Ajout du 05-04-2016 :

Enfin la vérité à nue !
Pour ceux qui penseraient encore que l’Union Européenne véhicule des idéaux de progrès et qui donc pourrait être réformée, voici un document issue de ses édiles qui confirme bien qu’il ne peut y avoir de progrès social ou même de maintient de nos normes sociales actuelles si nous restons dans l’UE.

« Une stratégie de perdant, très contestable du point de vue éthique » décrite http://www.iss.europa.eu/uploads/media/PESD_2020_fr.pdf

Page 77 :
L’UE est devenue, selon les termes de Robert Inglehart, une société post-moderne molle. Comme l’a souligné Christopher Coker, ces sociétés ont une aversion pour la souffrance et le sacrifice et répugnent autant à les subir qu’à les imposer aux autres. Si cette tendance se maintient, on peut se demander si l’UE sera toujours disposée à conserver une capacité de violence militaire de haute intensité d’ici 2020 et à y recourir. Or, en l’absence d’une telle volonté, l’armée n’a pas beaucoup de sens. Avec une réserve toutefois : la volonté dépend du contexte. La perception d’une grave menace parmi les dirigeants et au sein des sociétés de l’UE peut faire renaître une volonté plus forte d’agir. Celle-ci n’émergerait cependant qu’après l’apparition du problème, ce qui ne constitue pas la meilleure des stratégies.

Page 79 :
Opérations d’endiguement
– protéger les riches du monde contre les tensions et les problèmes des pauvres. Puisque la proportion de la population mondiale vivant dans la misère et la frustration continuera d’être très élevée, les tensions entre ce monde et le monde des riches continueront de s’accentuer, avec les conséquences que cela suppose. Comme il est peu probable que nous ayons supprimé les causes du problème d’ici 2020, en remédiant aux dysfonctionnements dont souffrent les sociétés, nous devrons renforcer nos barrières.
C’est une stratégie de perdant, très contestable du point de vue éthique, mais elle sera inévitable si nous ne sommes pas en mesure d’éliminer les causes du problème.

http://www.iss.europa.eu/uploads/media/PESD_2020_fr.pdf


Ajout du 13-04-2016 :

« Pourquoi nous devrions bannir le referendum de la politique de l’Union Européenne »

Par Fraser Cameron, ancien fonctionnaire de la Commission européenne et Conseiller principal pour Cambre Associates, société de conseils en relations publiques et relations d’affaires, basée à Bruxelles.

« Les référendums deviennent un grand problème pour l’Europe. Les derniers résultats aux Pays-Bas sur l’accord d’association avec l’Ukraine sont probablement la pire chose qui pouvait arriver. Si la participation avait été inférieure à 30%, le gouvernement aurait pu ignorer sans risque le résultat. Mais avec un peu plus de 30% de vote, et le rejet de l’accord d’association avec l’Ukraine par 64 % contre  36 %, le gouvernement devra consulter le Parlement sur la façon de procéder.
(…)
Indéniablement, il y a un attrait croissant pour les référendums. Il y en a eu 50 lors des 20 dernières années. Parfois les referendums sont imposés aux gouvernements s’il y a un soutien suffisant parmi la population, comme cela a été le cas pour les Pays-Bas… Peut-être qu’il est temps pour l’UE d’interdire les référendums. »

Why we should ban referenda on EU policies


Ajout du 02-05-2016 :


Ajout du 10-05-2016 : Le Brexit est en cours…

Devant les médias, le Premier ministre britannique s’est livré à une démonstration de patriotisme européen, assurant qu’un Brexit déboucherait sur une ère d’isolationnisme et pourrait conduire à une véritable guerre généralisée.

Le chef du gouvernement britannique a poursuivi en clamant haut et fort que l’UE était un facteur de paix et qu’un Brexit contribuerait à un accroissement de l’instabilité sur le continent européen et dans le monde.

«Peut-on vraiment être sûr que nous pourrons vivre en paix ?» a-t-il demandé à l’auditoire, avant de répondre : «Pour ma part, j’en doute vraiment.»

«Durant des décennies, l’Union européenne a contribué à réconcilier les pays en conflit. Il en est de l’intérêt national du Royaume-Uni de rester au sein d’une Europe unie pour éviter tout conflit futur entre pays européens», a-t-il déclaré.

Le référendum concernant le maintien ou la sortie du pays du bloc européen se tiendra au Royaume-Uni le 23 juin. En mars dernier, les sondages montraient que les Britanniques hésitaient fortement sur cette question, les partisans du Brexit et ses opposants étant à parts égales dans leurs intentions de vote et au moins 20% des électeurs se déclarent toujours indécis.

https://francais.rt.com/international/20320-david-cameron-brexit-troisieme-guerre-mondiale


Ajout du 17-06-2016 :

Troublant !

 » – Suède – 12 Septembre 2003: assassinat d’Ana Lindh championne du camp Pro-euro, trois jours avant le référendum pour ou contre l’Euro
– Royaume-Uni – 16 juin 2016: assassinat de Jo Cox, championne du camp pro-UE, sept jours avant le référendum pour ou contre le Brexit.
Comme en Suède il y a 13 ans, cet assassinat est aussitôt médiatisé et vient bouleverser les derniers jours du référendum, au moment où tous les sondages donnent le référendum perdu pour le camp européiste.
[…] Comme en Suède il y a 13 ans, il est probable que, dans les prochains jours, des sondages miraculeux fassent état d’un soudain renversement de tendance et d’une victoire possible des européistes « par respect pour la défunte »… « 


Ajout du 10-07-2016 :

L’ancien président de la Commission européenne, le Portugais José Manuel Durão Barroso, a été recruté par la banque d’affaires étatsunienne Goldman Sachs pour l’aider à gérer les conséquences de la sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne après le référendum du 23 juin dernier. Il sera ainsi nommé président non exécutif de Goldman Sachs International (GSI) à Londres et, de surcroît, il aura le titre de « conseiller ».

Évidemment, ce « transfert » pose une question centrale : celle de l’indépendance. Les liens entre Goldman Sachs et d’autres grandes banques et de nombreux fonctionnaires européens ou nationaux posent de véritables problèmes, notamment dans la gestion de la crise financière. Le cas le plus souvent cité est celui de Mario Draghi. L’actuel président de la BCE depuis 2011 a été vice-président de la branche européenne de Goldman Sachs de 2002 à 2005.

Et pour José Manuel Barroso ? Cette nomination n’est pas neutre. En tant que président de la Commission, cet homme a été un des responsables des erreurs de gestion des années 2010-2013. Partisan d’une austérité forte et d’un ajustement féroce, il a participé à la troïka dans tous les pays touchés par la crise, de la Grèce à l’Irlande. Or, le principe de ces « sauvetages » a été de sauvegarder les intérêts des créanciers des États, principalement les banques.

En réalité, les déclarations de José Manuel Barroso, qui se dit « très impressionné par l’engagement de Goldman Sachs pour les niveaux les plus élevés en termes d’éthique » et par la « culture d’intégrité et de responsabilité » de l’entreprise, sonnent comme les reflets un cynisme parfait. De tels engagements ne peuvent manquer de soulever des questions quant à l’action présente des dirigeants européens. Voir un ancien chef de l’exécutif de l’Union européenne chercher à aider une banque à gérer au mieux le Brexit ne peut manquer de soulever des questions sur l’engagement quant à l’intérêt général européen des dirigeants de l’UE. A l’heure où le successeur de José Manuel Barroso, Jean-Claude Juncker est très contesté et où l’UE peine à tirer les leçons du vote britannique, cette nomination est particulièrement mal venue et pourrait avoir un effet désastreux.

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/barroso-rejoint-goldman-sachs-encore-une-mauvaise-nouvelle-pour-l-europe-585472.html


Ajout du 12-07-2016 :

http://blog.mondediplo.net/2016-07-06-Post-referendum-oligarchie-triste


 

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