Evènement #NuitDebout

#nuitdebout#nuitdebout

Evènement #NuitDebout

Action spontanée qui a pris naissance le 31 mars 2016 au soir après la manifestation contre la loi travail.

 

Bon ok j’ai fait nuit blanche, mais avouez que pour voir un tel sourire de la part d’un CRS, il y avait de quoi !

Vers 6h du matin, les CRS ont commencé de se regrouper aux abords de la place et ont commencé de demander aux occupants de celle-ci d’en partir.

La suite c’est exactement l’inverse : ce sont eux qui sont finalement partis, ou tout du moins qui ont relâché la pression.

C’est une nouvelle victoire collective : j’ai entendu des chants pacifiques, rencontré de sympathiques journalistes, des CRS qui ont eu envie de discuter après avoir compris qu’il ne pouvait donner raison à la foule qui scandait « ETAT POLICIER » comme pour voir si c’était effectivement là encore le cas.

La suite, je vous la déballe à chaud, des personnes ont commencé à parler aux CRS, une fille notamment Coline il me semble, qui a réussi à ôter des débuts de sourires aux CRS, instantanément après les chants et les danses qui ont rythmé ces moments là, plusieurs personnes ont décidé de parler aux CRS. Alors que nous avions tous cru qu’ils allaient charger (et ils s’apprêtaient à le faire), ils ont tout d’un coup cédé, renoncé, accepté de reconnaître que leur présence était inutile ici, sauf, s’ils voulaient parler. Et c’est comme cela que de multiples petits groupes se sont formés peu à peu autour des CRS, dans un sentiment de Paix que je n’ai pas ressenti jusqu’alors, comme si celle Paix que l’on croyait disparue à jamais pourrait bien venir nous rattraper plus vite que prévu, et avec le sourire. Alors pardon, pardon si je m’emballe, si je rêve trop ou si je pense voir des choses qui ne sont que des cas isolés mais je tenais à vous partager ce texte en plus de cette photo et de celles qui vont suivre, car j’ai l’intime conviction que ça peut être plus important qu’on le croit, cette foutue Paix mérite bien que l’on se réjouisse d »échanges tels que l’on a pu avoir ce soir, mais aussi d’humour et même de complicités.

Je ne vais pas vous dire que je suis tombé amoureux des CRS (quoi que quelques uns sont très mignons…) mais j’ai vu leurs masques tomber ce soir. Vous savez ce genre de moment ou d’un coup on lâche prise, ou on se dit  » c’est clair, pourquoi est-ce-que je fais ça ? » et puis s’en est suivi de mutliples conversations, notamment sur la condition des CRS qui ont été invité à venir en débattre ici, en civil s’ils le veulent aussi.

Alors oui, je crois qu’il se passe quelque chose en ce moment…émoticône smile et ça me redonne espoir de voir tous ces espoirs et sourires renaître. L’Homme n’est définitivement pas aliénable. Comme l’impression que nous sommes en train de connaître des moments politiques de la société pour la société. C’est plutôt beau.

Didier Reynaud

« Périscope, ce n’est pas que des gens qui s’insultent, certaines utilisations peuvent permettre de retransmettre des événements », fait valoir le jeune homme. On capte l’ambiance, Bella Ciao qui s’emballe dans le fond, des applaudissements qui éclatent ici et là. Rémy Buisine parle en non-stop, il parle vite, clairement, décrit, engage la conversation avec les autres participants. Meuble à merveille, raconte de nouveau ce qui vient de se passer, encourage les gens à partager…

Dans les commentaires, on fustige les médias, on se moque des chaînes d’informations en continu jugées loin de la réalité de la rue. On invite à suivre les médias alternatifs. « Même les journalistes d’i-Télé sont jaloux », lit-on ainsi dans les réactions. « Le traitement dans les médias est lamentable, continue ton live ! », juge-t-on. « Les médias n’ont pas encore saisi le truc », renchérit un homme interviewé par Remy Buisine. « J’ai l’impression que, si j’avais une caméra sur l’épaule, les gens parleraient moins spontanément. Là, j’arrive avec mon téléphone, les gens sont cool, ils l’oublient », estime l’intéressé.

https://www.periscope.tv/w/1jMKgMPymobJL


Premier 32 Mars de l’Histoire
Ca restera dans les mémoires
Fini d’aller à l’abattoir
C’est le réveil des moutons noirs

Refrain : J’irai passer la Nuit Debout
On peut toujours nous évacuer
Je veux vivre ma vie debout
On viendra se ré-installer
République endormie, citoyens éveillés
Que nul n’entre ici s’il n’est pas révolté

Pour passer du rêve général
A la fin d’un monde libéral
Violent, raciste, patriarcal,
Bienvenue au quartier général

Paysans ruinés, ouvriers,
Précaires, stagiaires, et harcelés,
Indigènes, peuple des quartiers,
Voilées, racisé-e-s, méprisé-e-s

Vous les CRS et la BAC
On promet de vous rendre insomniaques
On a vos flashballs en flashback
Gouvernement paranoïaque

Retrouver le sens du commun
Et prendre en main notre destin
Nous en faisons notre serment
Partout en France et maintenant
Dm / Bb – C / Dm
/ Bb – C / F
deux fois pour le couplet
refrain : F / C / Dm / A
Bb-C / Bb-C


Ajout du 05-04-2016 : Atelier constituant

« Hier après midi, je suis allé place de la République avec un panneau monté sur pied invitant les citoyens à écrire leur Constitution.
Avec aussi le document (pour les passants) que l’on trouve sur le site et la date de notre Prochain AC le 23 avril.

http://ateliersconstituants.com/

Alors que je donnais des infos, j’ai été sollicité par France Culture puis France inter pour des interviews destiné à leur journal et à l’émission « interception ».

Puis des citoyens m’ont proposé pour en organiser un tout de suite sur le trottoir, un citoyen, Fabien, est allé acheter 10 bics et un bloc de papier nous nous sommes assis par terre à 6.

Puis le cercle s’est agrandi, quand nous avons dépassé la vingtaine j’ai proposé qu’on fasse quatre groupes et que chacun se trouve un thème.

Trois groupes se sont formés et là le processus m’a complètement échappé, deux heures après un forum d’une centaine de personne parlait de constitution en respectant l’écoute de ceux qui parlaient et avec des citoyens qui notaient.

Une restitution du travail des groupes doit me parvenir par email aujourd’hui.

Je ne peux y retourner aujourd’hui mais Fabien va assurer le renouvellement de l’expérience à partir de 18h00 avec mon panneau.

Il faudrait imprimer 4000 chartes et les distribuer en masse ce soir place de la République.

De nombreux citoyens ont manifesté leur intention de venir le 23 avril.

On va être dépassés par le succès : tant mieux !

Dèmos kratiquement,
Wikicrate Lcc.

Si en revanche, ces individus venaient d’une toute autre entité (tel que le NPA de M. Besancenot, dont on sait qu’avec la C.N.T que cette formation politique est devenue un haut lieu d’infiltration pour ces milices fascistes promouvant l’inversion des valeurs et des idées par la violence), il revient de toute façon aux services de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, dont je suis parfaitement conscient qu’elle surveille mes travaux y compris sur ce blog, de faire son travail pour s’assurer que de telles milices ultra-violentes, soient surveillées et exfiltrées le cas échéant, par les autorités compétentes. Certains parmi mes amis, déjà, me parlent de disposer d’un « service de sécurité personnel » du fait que, toute relative que soit ma visibilité sur internet, je gène forcément certains intérêts qui n’hésitent pas à recourir à des milices fascistes intelligemment auto-proclamées « antifas » pour chercher à m’intimider et m’empêcher de militer librement.

Je refuse de succomber à la peur. Le droit à la sûreté est la base du contrat social impliquant la légitimité d’un ordre juridique sur nos vies. Si pas un seul îlotier – en plein climat anxiogène sur l’état d’urgence – n’est là pour assurer le droit à la sûreté de tout un chacun, ou que les amitiés que je noue progressivement avec des gens dans un Mouvement où je ne me suis jamais senti dépaysé dans mes aspirations libertaires, ne permettent pas pour autant de garantir que ce seront bien les fachos réels qui seront poussés vers la sortie par le nombre, et non des « bisounours » dans mon genre, alors c’est qu’il n’y rien à espérer de notre désir de partage, d’échange, indépendamment de tous nos horizons de croyances et de questionnements politiques. Ces réflexions politiques seront donc réduites à des échanges sur quantités de sujets certes, mais je ne serai plus là pour évoquer le droit de résistance, la haute trahison dans le droit pénal, ce que l’on peut trouver dans les traités européens, le droit international, ou encore des stratégies d’occupation de la capitale qui soient à la fois pacifiques et efficientes.

 Ajout du 06-04-2016 :

Le mouvement né place de la République s’apprête à passer une cinquième nuit « dehors », tandis que de nouveaux rassemblements similaires s’organisent de Lyon à Pau, en passant par Metz et Marseille. Tour de France d’un mouvement inédit.

« Salaire à vie », « démocratie par tirage au sort », « baisse des hauts revenus », « embauche de tous les chômeurs », « destruction globale du système capitaliste », les revendications sont diverses et les participants se succèdent au mégaphone pendant l’AG qui dure plus de deux heures. « Y’a des utopistes parmi nous? », interroge l’un d’entre eux. Et le public de réinventer les applaudissements en répondant en agitant les mains en l’air.

« Nous ne sommes pas des bisounours, on est des optimistes, le monde dont on rêve, il est là », s’enthousiasme une jeune femme. Certains rêvent ici de « réécrire la Constitution » et réclament « la démission du gouvernement ».

A Lyon, hier soir encore, un rassemblement avait lieu :
Après la soirée du jeudi 31 mars sur les Pentes de la Croix-Rousse (voir ici et ici), après une AG dimanche 3 avril, c’est décidé. Le mardi 5 avril, après la manifestation, on ne rentre pas chez nous, on occupe une place !

Nos rêves contre leurs privilèges

Au programme : animation, restauration, concerts, partage d’informations, Assemblée Citoyenne Permanente et plein de surprises. Le 31 mars on se pose, on discute et on décide ensemble des actions à mener pour faire de la Nuit Debout le début d’un mouvement citoyen. Nous porterons nos espoirs avec fierté et fermeté. Des solutions existent, nous avons des sources d’inspiration, des idées, des expériences, des savoirs et des savoir-faire, de l’énergie, de la bienveillance et de la joie. Ce tournant est à notre portée !

 

Bilan de cette soirée :

La pluie, la police…
le chef crs nous a dit : la déclaration à la pref à été trop tardive : illicite
illicite /prohibé/contraire à l’ordre public/’interdiction de se placer ou de se maintenir dans une situation déterminée, n’est pas nécessairement sanctionnée par le droit pénal. Le caractère illicite d’un acte fait généralement l’objet d’une sanction civile telle que l’inefficacité, l’ annulation, l’inopposabilité :
cordon de CRS, fermeture de la place
il faut en déposer une demain mercredi 6 pour samedi soir
il faut en déposer dix
il faut l’occuper cette place…
vraiment nulle autre que république en france… allons-y camarade !


Ajout du 08-04-2016 :
Ça fait quelques temps que je cherchais une vidéo pour comprendre ce qui se passait place de la République :

 Ajout du 10-04-2016 :
Enfin des actions concrètes et spontanées dans la bonne humeur avec finalement que peu de casse.

« L’apéro chez Valls », première étincelle révolutionnaire de la « Nuit Debout » ?

Vers 22 h 30, une citoyenne a profité de son tour de parole à l’AG pour lancer l’idée d’aller rendre une petite visite nocturne à Manuel Valls (oubliant certes qu’il vient d’atterrir ce samedi en Algérie pour un voyage officiel), en s’exclamant « la révolution, c’est maintenant ». Et loin de faire le flop que l’on aurait pu craindre, les bien sages participants de la « Nuit Debout » se sont levés d’un homme pour répondre à l’appel.

Marchant dans les rues de Paris, par le Boulevard Voltaire, les manifestants, au nombre d’un à deux milliers selon les témoignages que nous avons pu recueillir, se sont alors rendus en direction de la rue Keller où habite Manuel Valls (comme le firent il y a peu les agriculteurs bretons, chez Stéphane Le Foll). Nous les voyons ici marcher dans le calme, et aux cris de « chez Valls l’apéro », rue de la Roquette, à deux pas de leur objectif.

À notre connaissance un tel mouvement de foule, de par son ampleur (un à deux milliers de personnes), sa cible (l’appartement du Premier Ministre) et sa spontanéité totale est une première dans Paris, dans l’histoire des luttes modernes en tout cas.

Cet évènement pourrait être un élément clé du mouvement « Nuit Debout ». Les heures à venir vont être riches d’enseignements. Les autorités, très passives, voire clairement complaisantes jusqu’à présent, vont-elles siffler la fin de la récré ? Où à l’inverse le mouvement va-t-il prendre une tournure incontrôlable ?

Dans cette seconde hypothèse, cela serait un joli pied de nez à l’attention de notre oligarchie, et en premier lieu, à l’un de ses plus célèbres chien de garde, j’ai nommé Jean-Michel Apathie. On se souvient en effet des propos très condescendants du journaliste vedette d’Europe 1 à l’adresse de François Ruffin qu’il recevait il y a à peine plus d’un mois pour la sortie de « Merci Patron ». Il avait ainsi raillé le fondateur de Fakir en déclarant : « Sauf à vous méprendre sur votre propre pouvoir, vous n’êtes pas près de renverser l’oligarchie » (nous avions relaté les faits ici).

http://www.cercledesvolontaires.fr/2016/04/10/lapero-chez-valls-une-premiere-etincelle-revolutionnaire-de-la-nuit-debout/

 

 

Chez BFMTV :

De bon enfant au départ, la situation s’est tendue, quelques dizaines de personnes jetant des projectiles sur le commissariat du XIe arrondissement, action visiblement désapprouvée par la plupart des manifestants. Plus tard, après la dispersion, une dizaine de vitrines de banques ou d’assureurs ont été brisées à coups de pied ou de barre de fer par des casseurs visage masqué.

Place de la République, l’un des membres de Nuit debout soufflait « ces gars-là, ils n’ont rien à voir avec nous ». En fin de nuit, une voiture a même été incendiée, toujours aux abords de la place de la République, a pu constater l’envoyé-spécial de BFMTV.

Vidéo complète :

Je tiens à souligner en particulier que l’atteinte à l’Union Européenne est assez bien entachée dans ces mouvements tel que Sylvain Baron qui se fait museler :

Et cela nous amène évidemment à évoquer ici l’un des leaders, à l’époque, de ce mouvement du 14 juillet, Sylvain Baron. Activiste renommé, très engagé dans la lutte contre l’Union Européenne (avec son association, « les décrocheurs » qui décrochent des drapeaux européens partout en France, dans un geste très symbolique), Sylvain est aussi et surtout un expert de « l’Insurrection Intelligente » qu’il a beaucoup étudiée.

 

Lettre publié par notre Ami Sylvain Baron victime des violences des milices « Antifascistes » Parisiennes.

 

Je remercie Franck Brusset, alias Terrene Trash qui est aussi cool à la vie que dans sa façon de traiter l’actualité avec humour.

Je me suis fais éjecter pour la 4ème fois du rassemblement. Les flics n’osent pas intervenir car ils ont peur que ça finisse en pugilat avec les plus excités ou avinés qui pourraient mal prendre la survenue de policiers en tenue. Ils ne veulent pas griller leurs officiers en civil pour leur propre sécurité :

 

Moralité, même nos flics se sentent en insécurité avec ces milices qui ne représentent qu’une centaine d’individus (grand maximum) qu’une foule BIENVEILLANTE de 3000 personnes pourrait contraindre aisément. La centaine d’excités peut gentiment attendre sous la contrainte de la foule que ces messieurs en uniforme les raccompagnent à l’extérieur du rassemblement, avec un simple rappel à la loi concernant certains droits fondamentaux garantis à tous en République !

Je considère sincèrement que ce n’est pas mon combat, mais le Notre. J’ai digéré cette quatrième fois sans que personne me prête assistance pour raisonner cette MILICE POLITIQUE « Antifa »sur une foule d’au moins 2000 personnes.

Je sais bien ne pas disposer de la visibilité nécessaire pour que je puisse être à l’égal de Frédéric Lordon ou François Ruffin, quelqu’un que l’on respecte. Cela non parce que je ne puis prétendre être à l’égal d’eux en toutes choses, mais parce qu’aussi injustes et stupides que pourraient être mes pensées ou convictions, j’ai un putain de Droit à l’égal de Tous, de m’exprimer librement avec Vous.

Et quand je constate que même des gens comme Etienne Chouard et Pierre Rabhi peuvent être eux aussi salis et inquiétés par de véritables MILICES POLITIQUES (eh oooh, z’entendez pas le bruit des bôtes ??? ), je me dis qu’aussi stupide que la Gauche de Posture ait pu gangrener nos télévisions, j’espère bien que ma vraie Gauche, n’a pas vendu son âme.

C’est au peuple de faire la police si même les flics s’inquiètent. C’est aussi de cette façon que les flics n’auront plus peur de nous, et donc plus aucune raison de sortir les matraques et les gazeuses, mais nous escorter devant l’Assemblée Nationale, en garantissant notre droit à la sûreté, contre les excités en tous genre. Je veux des familles qui ne sont pas inquiètes pour leurs gosses qui apprennent la démocratie en marchant à nos côtés, et des flics sans leurs tenues de Robocop, qui savent que le peuple ne laisse pas les minorités extrémistes de TOUS BORDS faire la loi contre la Liberté d’expression.

Demain soir, je reviendrai sur la place de la République, et comme d’habitude, je ne résisterai pas quand ils m’éjecteront par la contrainte physique. Je rappelle cependant les termes de la Loi, qui est censée organiser les relations pacifiques et sociales de la Société :

-Article 222-14-2 du Code Pénal :

Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

-Article 222-14-3 du Code Pénal :

Les violences prévues par les dispositions de la présente section sont réprimées quelle que soit leur nature, y compris s’il s’agit de violences psychologiques.

Je rappelle que j’ai déjà le nom d’une personne qui a une petite fille de 12 ans, qui n’a peut être pas besoin que son père subisse un dépôt de plainte de ma part ; ce qui entraînerait forcément des investigations sur tout ce qu’il y a autour. J’espère être très clair avec les organisateurs de « Nuit Debout ».

Aussi Libertaire que je sois, je ne suis pas anarchiste. Je crois en l’Etat de Droit, et si ça emmerde une extrême minorité de « la gauche » que j’y crois encore, je sais n’avoir en revanche de sa part aucune leçon à recevoir en matière de Démocratie.

Vous pourrez m’éjecter autant de fois que vous le souhaiterez, je m’en bats les couilles, je reviendrais ! Quant aux COMMISSAIRES sévissant dans des « Commissions » accordant « mandat » à ces MILICES POLITIQUES de décider qui peut exercer son droit de réunion librement ou non sur la place de la République ; ceci est mon dernier avertissement, insistez à accorder ce « mandat » à vos « missionnés », et c’est toute la Crédibilité de votre Mouvement et vos aspirations démocratiques qui sera mise en jeu.

Vous me prenez pour un con, mais vous n’avez pas imaginé à quel point je suis un acharné. Quant aux marionnettistes qui agitent les ficelles en jouant de la bêtise (j’espère temporaire) de leurs guignols du moment, sachez que m’éliminer de toute autre façon sera toujours suspect au vu de mon âge et ma bonne forme physique et mentale.

Acceptez votre défaite avec honneur autrement vous perdrez dans l’humiliation. Votre capitulation est de toute façon inéluctable.

Sylvain Baron

 

Ma lettre a Francois Ruffin le prévenant de la censure de ces milices « Antifas » dignes héritiéres des heures les plus sombre de notre histoire.

http://sylvain-baron.blogspot.fr/2016/04/quand-on-dit-merci-patron-il-repond-de.html

https://nantes.indymedia.org/articles/34070


Ajout du 11-04-2016 : Un avis sur le sujet

 Le mouvement « Nuit debout » qui vient de se créer en France, mais aussi en Espagne et en Allemagne, ambitionne de faire barrage au projet de loi El-Khomri sur la réforme du Code du travail et, plus généralement, de lutter contre le néolibéralisme. Thierry Meyssan dénonce des discussions creuses et incohérentes. Il relève les références explicites des organisateurs aux manipulations de l’équipe de Gene Sharp, qui a organisé pour le compte de la CIA les révolutions colorées et le printemps arabe.

 Ajout du 12-04-2016 :
Un texte qui sort de ce que l’on entend habituellement, objectif quand il dénonce qu’une seule tranche de la population est présente, malheureusement je pense que ceux qui auraient le plus besoin d’être présent pour s’exprimer n’en ont pas la possibilité du fait d’une situation déjà suffisamment compliquée.
D’un autre côté, on voit bien que ce rassemblement, à Paris en tout cas, regroupe surtout les jeunes de la bourgeoisie moderne et la classe moyenne ; peut-on faire un parallèle avec la classe bourgeoise qui prend la tête de la révolution de 1489 ?
Quoi qu’il en soit, il faut manifester, ne pas laisser mourir ce genre de mouvements spontanés qui sont justes en dénonçant l’escroquerie de la politique que nous subissons.

En sillonnant la Nuit Debout, on croise donc toute la galerie habituelle des névroses qui hantent la gauche bobo: les végétariens, les obsédés de la pureté morale, les Savonarole, les partisans du bien-être, de la décroissance, de Pierre Rahbi, les auditeurs de Patrick Cohen et les inconditionnels de France Culture. Que de mines blafardes, mal nourries, inquiètes, manifestement torturées!

Mais la jeunesse qui souffre vraiment (je veux dire pas par choix) ne connaît manifestement pas l’adresse où il faut se rendre. Ces blacks, ces beurs, ces décrocheurs scolaires qui zonent à longueur de journée ou n’imaginent pas qu’ils pourraient un jour gagner plus de 2.000 euros par mois, ces tombereaux de sacrifiés qui sont autant de plaies ouvertes dans nos banlieues, sont invisibles ici.

Une autre caractéristique de la Nuit Debout tient à son aversion pour le salarié. C’est l’Autre: on le plaint, on se bat pour lui, mais on ne le côtoie pas.

Tout est fait, dans la Nuit Debout, pour le décourager de venir. Le premier argument est dans la définition même de la manifestation: nocturne, noctambule, elle n’est guère accessible à celui qui sort fourbu d’une journée de travail et qui doit embrayer tôt le lendemain. Il peut venir, certes, de temps à autre. Mais il doit attendre pendant des heures avant de pouvoir parler pendant trois minutes selon un formalisme figé qui laisse peu de place à l’amateurisme.

En réponse à l’article et la thématique ci-dessus :

 Chouard sur la nuit debout (7 parties) :
https://youtu.be/KyURaNOiVSI

Ajout du 13-04-2016 :

En lien avec la 6eme partie de la vidéo précédente d’hier.

Etienne Chouard : « Donc je me dis que y aller pour parler, prendre la parole, sous le nez des antifas qui surveillent justement que je le fasse pas… Parce que ça va être comme Sylvain Baron… ils vont me chasser en disant que je suis d’extrême droite »

http://www.agoravox.tv/actualites/societe/article/etienne-chouard-a-nuit-debout-ils-52841


 Ajout du 17-04-2016 :
https://youtu.be/6AAl55iNzso

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